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Pluies & Inondations

Le Gard un département sujet aux inondations

Des phénomènes d’inondation fréquents et de grandes ampleurs

Le Gard est un département fortement soumis à l’aléa. Depuis la moitié du 13e siècle, le Gard a connu plus de 500 crues enregistrées jusqu’à 2013 ! L’équinoxe d’automne représente la période la plus critique avec près de 75% des débordements. La notion de crue exceptionnelle est relative car des événements d’ampleur équivalente, voire supérieure, se sont déjà produits dans le passé. On retiendra toutefois les années 1958, 1988, 2002, 2003 et 2005 qui ont marqué le département par des phénomènes importants.

Le record national de pluviométrie enregistrée est gardois avec 950mm en 24h à Valleraugue en 1907. Longtemps contesté ce chiffre a été récemment réintroduit dans les chroniques par Météo-France après une analyse des témoignages archivés de l’époque. Mais on a observé également 687 mm à Anduze en 2002, 140mm en 2H à Alès en 1958 ou 420mm en 8H à Nîmes en 1988. Ces pluviométries importantes engendrent des écoulements, dont le débit peut dépasser la capacité d’absorption des milieux naturels et engendrer ainsi des ruissellements pluviaux ou des crues. Ainsi, le Gardon a atteint 2500m3/s en 1846 à Alès et 7000 m3/s à Ners en 2002, le Vidourle à Sommières 1800 m3/s en 1958 et 2550 m3/s en 2002, la Cèze 2000m3/s à Bessèges en 1890 et 3100 m3/s à Bagnols en 2002, les cadereaux de Nîmes 500m3/s en 1988 et le Rhône 11 500m3/s à Beaucaire en 2003 et 13 000 m3/s en 1856.

Les crues torrentielles se produisent à la suite de précipitations à la fois intenses, courtes et localisées sur un petit bassin versant. L’eau monte de plusieurs mètres en quelques heures et le débit de la rivière peut être plusieurs milliers de fois plus important que d’habitude (les « Vidourlades» ou les «Gardonnades»). La rapidité de montée des eaux, tout comme les phénomènes d’embâcles et de débâcles expliquent la grande dangerosité de ces crues. Il s’agit de la forme d’inondation la plus fréquente dans le Gard. Celle de septembre 2002 en est une bonne illustration.

Mais le département est également soumis à des crues dîtes lentes liées au Rhône, qui si elles arrivent plus progressivement, peuvent être dommageables par leur ampleur et la durée des submersions qu’elles engendrent dans les plaines rhodaniennes ou de Camargue.

Une fragilité croissance du territoire face à ce phénomène

La vulnérabilité du Gard face aux inondations est croissante. En 2013, 259 000 personnes habitent en zone inondable, soit 35% de la population gardoise. 21% du territoire gardois est en zone inondable, 4,5% de surface urbanisée dont 29% en zone inondable.

Lors des inondations de septembre 2002, 299 communes sur 354 ont été sinistrées, 22 décès ont été déplorés et les dégâts se sont élevés à 830 M€.

Les inondations de 2003 ont sinistré 37 communes et fait 300M€ de dégâts, celles de 2005 ont touché 86 communes et fait 26,65M€ de dégâts.


 

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L’indispensable réduction de cette vulnérabilité

Face à ce constat, la nécessité de réduire durablement la vulnérabilité de notre territoire est apparue comme une évidence. Parce que l’ensemble des enjeux situés en zone inondable ne peut pas faire l’objet ni d’une délocalisation ni d’une protection absolue, il s’agit de gérer les risques résiduels (qui ne peuvent être supprimés) afin de réduire l’impact des inondations sur les personnes, sur les biens et les activités économiques. C’est pourquoi, il est primordial de viser à ne pas accroître les dommages en évitant toutes implantations nouvelles en zone inondable, en adaptant les équipements et les activités pour limiter les dégâts, en développant la conscience du risque et en améliorant la gestion de crise. TOUS ACTEURS

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