Indicateurs

Surface urbanisée en zone inondable

En partenariat avec l'Agence d’Urbanisme de la région nîmoise et alésienne (A’U), le Département a réactualisé les chiffres des surfaces urbanisées en zone inondable dans les communes gardoises à partir d'une nouvelle méthode basée sur les fichiers fiscaux Majic et la BD parcellaire de l’IGN Cette nouvelle méthode est reproductible et généralisable sur l’ensemble du territoire gardois, d'autre part elle permet d'affiner les chiffres par type d'aléa (aléas très fort, fort, modéré et résiduel) dans les communes disposant d'un PPRI nouvelle génération. L’aléa est qualifié d’indifférencié dans les communes couvertes par un ancien PPRI ou un atlas des zones inondables, cf. zone inondable de référence 2015).

En 2013, 54 000 ha de surfaces sont urbanisées ce qui représente 9% de la superficie totale du département (586 400 ha). La surface urbanisée en zone inondable s’élève à 13 850 ha soit 25,6% de la totalité des surfaces urbanisées.

A l'intérieur des tâches urbaines, une distinction selon la vocation principale est possible. Sont ainsi distingués : les espaces urbains à vocation résidentielle et mixte et les espaces urbains à vocation exclusivement économique (sur lesquels sont recensés uniquement les locaux à usage d'activité):

Les secteurs occupés exclusivement par des activités économiques sont proportionnellement beaucoup plus exposées que les secteurs à vocation résidentielle et mixte.

La proportion des surfaces urbanisées situées en zone d’aléa fort et très fort s’élève à 35% des surfaces urbanisées en zone inondable (soit 4 824 ha) et celle situées en zone d’aléa modéré s’élève à 23 % des surfaces urbanisées en zone inondable (3 084 ha).

Tendance de l’évolution des surfaces urbanisées par type d’aléa

Entre 2007 et 2013, on observe une augmentation des surfaces urbanisées en zone inondable en valeur absolue (+ 550 ha) mais la proportion des surfaces urbanisées en zone inondable recule légèrement (- 0.4%). De plus, la progression des surfaces urbanisées en zone inondable est inférieure à la progression globale de l’urbanisation.

Compte tenu de sa localisation et de sa configuration géographique, la ville de Nîmes a un poids important puisqu'elle représente 17% de la surface urbanisée en zone inondable du département (2 305 ha en 2013). A l'échelle de la ville de Nîmes, la proportion de surfaces urbanisées en zone inondable est de 45% (sur un total de 5 175 ha).

9 communes ont plus de 90% de leur surface urbanisée en zone inondable (Vallabrègues (100%), Aimargues et Fourques (99,8%), puis Saint-Laurent-d'Aigouze, Aigues-Mortes, Codolet, Aubord, Le Grau-du-Roi et Remoulins, en rouge sur la carte) et deux ont plus de 75% de leur surface urbanisée en zone inondable (Montfaucon et le Cailar, en violet).

Les communes qui ont connu la plus forte augmentation, en valeur absolue, des surfaces urbanisées en zone inondable entre 2007 et 2013 sont : Nîmes (+77 ha, en rouge sur la carte), Aimargues (+44 ha) et Aigues-Mortes (+35 ha, en violet) puis Alès (+17 ha, en orange).

Les bassins versants sur lesquels les surfaces urbanisées en zone inondable sont les plus importantes sont : le Vistre-Rhony (5 434 ha de surfaces urbanisées en zone inondable soit 40% des surfaces urbanisées), les Gardons (2 939 ha en ZI soit 17% des surfaces urbanisées du bassin), le Rhône (2 483 ha en ZI, 41%), la Camargue (1 666 ha en ZI, 76%), puis viennent le Vidourle (1 326 ha en ZI, 29%), la Cèze (1 230 ha en ZI, 14%) et l'Hérault (535 ha en ZI, 18%).

Voir le détail des résultats par bassin versant 

Lien entre les surfaces urbanisées et la population en zone inondable

Il est observé que les zones urbanisées en zone inondable présentent généralement une densité de population plus importante que la moyenne départementale.

Il faut en effet considérer qu’en 2013, 35% de la population du département vit en zone inondable (259 000 hab.) sur près de 24% du territoire urbanisé en zone inondable (12 091 ha de zones résidentielles et mixtes).

En matière d’évolution, la population et les zones urbanisés ne cessent d’augmenter en zone inondable en valeur absolue (+10 8960 hab. et + 550 ha entre 2007 et 2013) comme sur le reste du territoire mais on observe un léger recul au niveau proportionnel de deux indicateurs (-1 points pour la population et -0.4 point pour les surfaces), ce qui nous conduit à la conclusion que la croissance démographique et l'urbanisation s'effectuent, de manière générale à l'échelle du département, préférentiellement hors zone inondable. 

Télécharger le diagramme d'évolution des surfaces urbanisées par type d'aléa entre 2007 et 2013

Télécharger la carte des surfaces urbanisées par commune en 2013
Télécharger la carte des parts de surfaces urbanisées par commune en 2013

Télécharger la carte des évolutions par commune entre 2007 et 2013